AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Ministry - C.U. LATour - Reims

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nilamarthion
Habitué
Habitué
avatar

Masculin
Nombre de messages : 414
Age : 32
Localisation : Troyes
Groupe préféré : Arkreist :D Slayer, CoB et plein d'autres
En ce moment j'écoute: : Dagoba, Tagada Jones, Scarve, No Return, la french touch' quoi :p
Date d'inscription : 11/01/2006

MessageSujet: Ministry - C.U. LATour - Reims   Sam 11 Oct - 16:03

Bon je l'avoue, j'ai pris tout mon temps pour écrire cette chronique et il est certains que depuis, pas mal de détails sont passés à la trappe. Il n'empêche que je connaissais Ministry surtout de réputation, à part les quelques clips que M6 daignaient diffuser à des heures ultra tardives à l'époque où je n'étais encore qu'un collégien et un ou deux morceaux qui trainaient sur des samplers. J'appréciais, sans plus, mais voilà qu'est annoncée la tournée d'adieu et que celle-ci passe à Reims. Autrement dit l'occasion où jamais de voir sur scène un groupe qui aura mine de rien influencé toute une génération et surtout l'occasion de me dire, même si c'est un peu futile, "j'y étais" et donc ne pas regretter plus tard de ne pas avoir débourser quelques kopeks. On sait jamais après tout, il y a des trucs qu'on écoute pas forcément et qu'on est amené quelques années plus tard à réellement aimer. C'est donc accompagné de ma chère et tendre et de mon batteur (qui ne regarde plus les jambon-beurres de la même façon désormais...) que je me rend dans cette fameuse Cartonnerie qu'on me présente depuis quelques temps comme étant une des meilleures salles françaises. L'ambiance n'est pas forcément au rendez-vous à l'arrivée, il y a encore très peu de monde et c'est surtout très hétérogène: d'un côté les métalleux, de l'autre les keupons, un peu plus loins les indus' etc... Quand je le dis que Ministry a influencé toute une génération, c'est peu dire! Il semblerait que chacun puisse s'y retrouver tant les gus que nous croisons ne se ressemblent pas alors que l'allée menant vers l'entrée s'emplit peu à peu. Quelques membres de la Piss Army (le fan club de Ministry en opposition à la Kiss Army de qui vous savez) sont bien évidemment là, d'ailleurs une des leurs cherchant à faire des photos de personnes portant un t shirt de son groupe fétiche viendra nous voir... Raté! On est là qu'en curieux!

Puis vient finalement l'heure d'entrer, la salle me parait plus petite que je ne l'imaginais. Qu'à celà ne tienne, ces souvent dans les plus petites salles qu'on passe les meilleures soirées d'après mon expérience. Le premier groupe à investir la scène, Demians, est inconnu au bataillon. Auteur d'un unique album porté à bout de bras par son leader/multi-instrumentiste/chanteur Nicolas Chapel arrive à me convaincre sans trop de problèmes grace à des compos vraiment travaillées qui devraient ravire les fans de Porcupine Tree & co. En effet les similitudes sont assez nombreuses notamment lors de passages instrumentaux hypnotiques d'une impressionnantes fluidité auxquelles viennent s'ajouter des rythmiques bien senties. Ce mélange de rock planant et de guitares plus métalliques et lourdes est desservi par un son limpide qui retranscrit toute la richesse musicale d'un groupe fort prometteur. Tout est là, bien à sa place dans une totale harmonie qui démontre une nette sensibilité tout en restant sobre.

Changement de registre avec le seond groupe. C'est la première venue en Europe (et donc en France) des Américains de My Uncle The Wolf. S'ils ont la pression? Ils n'en laissent rien paraitre et le show débute sur les chapeaux de roues devant un joli backdrop dévoilant la pochette de leur unique album. Rien de très original, les influences sont évidentes, on nage en plein power/ stoner metal. Il est clair que ces mecs se sont saoulés de Pantera et de Down pendant des siècles tellement les ressemblences sont frappantes. Ce n'est pas forcément pour me déplaire d'autant plus que c'est bien construit, carré et que les ricains motivent les foules comme il se doit. Je n'ai jamais eu la chance de voir Dimebag Darrel, c'est pas tout à fait la même chose, mais j'aurais au moins vu My Uncle The Wolf et c'est déjà pas mal!

L'attente est longue avant Ministry si bien qu'on s'offre une petite bière et qu'on sort le temps d'une cigarrette... pour tomber nez à nez avec AC/JC, bassiste de nos compatriotes de Zebarges. Le larron n'est cette fois pas accompagné de son acolyte, horaires du boulot merdiques obligent... Qu'à celà ne tienne, ce sera pour la prochaine fois. Retour dans la salle quelques minutes avant qu'un écran géant ne commence à s'agiter. Enfin c'est un bien grand mot, juste un crâne qui tourne... Musique franchement electro... Pas de musicien sur scène... Que se passe-t-il? Mister Jourgensen a tout simplement eu la mauvaise idée de nous proposer un "clip" (si on peut appeler ça comme ça) de son nouveau projet, Revolting Cocks, en guise d'introduction. Comme pour nous dire "profitez bien de ce concert, maintenant ces trucs là c'est terminé pour moi". On est enffet assez loin de Ministry et j'ai trouvé ce truc franchement naze. Alors qu'on s'impatiente, la scène reste désespéremment vide, des sifflets commencent à se faire entendre... et d'un seul coup Jimmy de Grasso saute sur son tabouret, les guitares apparaissent et c'est parti à fond et très très fort avec une setlist piochée principalement dans les derniers albums. Entre 2 flashs le décors nous apparait, une simple (et énorme) grille sur le devant de la scène qui sépare littérelement les musiciens de son public, à part une encoche suffisamment grande pour bien discerner Al Jourgensen et son énorme micro aux têtes squelettiques. J'ai trouvé ça plutôt étrange mais n'étant pas vraiment au fait de ce qui se passe habituellement aux concerts de Ministry je m'abstiendrais de faire des commentaires qui pourraient paraitre débiles. D'un autre côté, ça donnait une certaine forme au show qui collait plutôt bien à la musique de Ministry. Outre cette grille vraiment démesurée, seul un écran géant continue de diffuser des images en parfait accord avec les rythmiques martiales de Ministry (images de la Guerre du Golf, 11 septembre, Afghanistan, de Bush, de Ben Laden, de militaires au pas, de destructions diverses le tout dans des couleurs parfois psychédéliques qui forment assez souvent une espèce de vision d'apocalypse). A part ça, le seul intérêt visuel reste l'acoutrement d'Al, car le jeu des musiciens m'a semblé assez statique. Aucune communication entre Al et son public, mais vraiment pas à un, même pas un petit remerciement comme c'est d'usage après plus de 20 ans de scène quand un groupe fait ses adieux.
En revanche, c'est du côté de l'acoustique que c'est réellement impressionnant! L'indus de Ministry doit être un véritable cauchemar pour tout ingé son qui se respecte car il est évident que sans trop faire gaffe, on sombre rapidement dans la bouillie sonore des plus dégueulasses. Mais alors là, total respect Monsieur! Le son reste cristallin, tout est parfaitement audible malgré une puissance que peu d'autres concerts de ma connaissance ont égalés. On se prend un véritable mur en pleine gueule, ça blast comme jamais j'ai entendu blasté et pourtant, ça passe comme papa dans maman. Donc là oui, cent fois oui, la Cartonnerie est bel et bien une des meilleures salles du pays!
Côté setlist, je ne connais pas trop les morceaux, cependant c'est dans les derniers albums qu'il faut chercher sauf pour les rappels où bien évidemment le groupe a joué ses classiques dont les inévitables N.W.O. et Just one fix et pendant lesquels un mec complètement bourré n'a pas compris qu'il faisait chier tout le monde... il s'en est fallu de peu pour qu'on le foute dehors nous-même, heureusement pour lui, les lumières se rallument, fin du show, on est soufflés. En tout cas les fans de Ministry, Pissants ou pas, auront mis une ambiance de feu, supportant le groupe jusqu'à la dernière seconde à en cracher les poumons, merci à eux! Juste avant de partir, j'arrive à chopper miraculeusement un médiator de Tommy Victor qui était resté à terre et que personne n'a vu, j'essaie de ramasser une setlist mais les roadies ne m'entendent pas (ou font semblant de ne pas m'entendre)... Tant pis.

En conclusion, aucun regret, ce fut une soirée éprouvante pour mes oreilles mais c'était bien meilleur que je ne l'avais imaginé et je peux maintenant le dire sans crainte: "j'y étais!"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.myspace.com/arkreist
 
Ministry - C.U. LATour - Reims
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Il viaggio a Reims (Rossini, 1825)
» Highagain+Space Paranoids(IT)+Athene Noctua(IT) 18déc Reims
» Appart Café (Reims 51)
» Arch Enemy le 14 décembre à la Cartonnerie, Reims
» Le voyage à Reims de Rossini

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Notre point de vue, nos discussions, nos expériences ! :: [KRO]niques de concerts-
Sauter vers: